Création de bassins extérieurs, décorations et entretiens

Avant de vous montrer mes différentes réalisations, je vous invite à lire un article paru dans l’avenir (16/04/2016) ou je parle des bassins extérieurs pour protéger les amphibiens. 

PROTEGER LES BATRACIENS DANS SON JARDIN

Passionné de nature, Alain Gouverneur crée de petits plans d’eau destinés à protéger la faune locale. Et ce, avec trois fois rien !

• Julie WOLFF

La fin de l’hiver symbolise le retour des feuilles sur les arbres mais aussi des petits animaux qui peuplent nos jardins. Pourtant, depuis quelques décennies, oiseaux, rongeurs et autres hérissons se font de plus en plus rares. Avec l’activité humaine gran­dissante et la fragmentation du territoire, pesticide et autres pollutions ont un im­pact sur de nombreuses espè­ces. Et notamment sur les ba­traciens.

«Avec leur double mode de vie, à la fois terrestre et aquatique, les amphibiens voient vraiment leur biotope menacé, explique Alain Gouverneur, fou de na­ture et aquariophile. De plus, avec leur peau poreuse, par la­quelle ils respirent ils absorbent tout. À l’heure actuelle, 30 % des batraciens sont en voie de disparition, entre autres, parce qu’ils manquent d’espace. » Et ce que l’on sait moins, c’est que quelques spécimens se baladent fréquemment dans nos jardins. « il ne faut pas for­cément habiter à la campagne. Même dans le centre de Ver­viers, on peut croiser une gre­nouille ou un triton, par exemple sous une roche humide, assure le Pepin. C’est pour cela que je pense que chacun devrait être garant de différentes espèces.»

D’autant qu’il suffit souvent de peu de chose pour élaborer de petits coins propices au développement de la faune. Et ça, Alain Gouverneur compte bien le faire savoir. Depuis peu, il s’est lancé dans la créa­tion d’espace aquatique sur mesure «je réalise celle-ci se­lon les goûts de chacun. Soit il s’agit de petits bassins soignés et entretenu, avec une eau claire, soit on part sur un plan d’eau un peu plus sauvage », décrit-il. Pourquoi pas, par exemple, partir d’une vasque que vous avez déjà pour délimiter une zone aquatique au fond de votre terrain. «Il ne reste alors plus qu’à l’enterrer et à y ajou­ter quelques plantes aquatiques, comme le calla pallustris ou la menthe aquatique, ou une vieille souche de bois. Mais on peut aussi tout simplement imaginer un bassin à l’aide d’une bâche. » Pour l’entretien, ce n’est bas non plus très compliqué.

«Les batraciens n’ont pas besoin d’une eau tout à fait clean ou possédant des qualités exceptionnelles. Ils sont juste à la re­cherche de zones humides dans lesquelles ils peuvent se loger et pondre. » Alors pourquoi ne pas leur faire une place ? « Pour le moment, c’est la saison idéal pour créer ce genre d’espace. Si la grenouille est déjà de retour sur ses sites de prédilec­tion, le triton, lui, va bientôt se remettre à pondre », indique Alain Gouverneur.

Enfin, si vous avez un pota­ger, sachez que les amphibiens y occupent un rôle im­portant. «Comme les abeilles, ils sont de véritables auxiliaires du jardin. Ils mangent notam­ment des limaçons et différents insectes qui peuvent endomma­ger les plantations. » Attention toutefois aux chats. Ceux-ci prennent un malin plaisir à «jouer » avec crapauds et autres salamandres…

Mais aussi...

Quelles espèces ? Dans notre région, on retrouve notamment la grenouille rousse, le crapaud commun, le triton alpestre, au ventre orange, et le triton ponctué. «Ce dernier est beaucoup plus rare, assure Alain Gouverneur. Je l’ai par exemple déja aperçu aux abords du plan d’eau, installé au sein du potager de Saint-Germain, tenu par le CPAS de Pepinster. Et j’en ai un de chaque sorte qui vit dans mon jardin depuis plusieurs années.» le triton crêté a quant à lui presque disparu. «Toutefois, il semble que l’on en voit encore en Eiffel.»

D’autres nuisibles Il n’y a pas que la pollution et les pesticides qui affectent les batraciens. «Un champignon aquatique originaire d’Asie s’est propagé chez nous. Celui-ci est un véritable parasite des amphibiens.» Il est d’ailleurs tenu responsable du déclin des populations en Europe depuis 2009.

Les chiffres Alain Gouverneur l’affirme, 30 % des espèces d’amphibiens sont actuellement en voie de d’extinction. «D’après l’Union internationale pour la conservation de la nature, 160 espèces sur 6000 recensées ont d’ores et déja disparu».

Il transforme un aquarium en tableau

En plus de s’occuper des poissons et amphibiens des jardins, Alain Gou­verneur prend également des plus traditionnels aqua­riums. Il pratique en effet l’aquascaping, un hobby en­core assez méconnu. «En gros, cela veut dire que je recrée un décor aquatique à l’intérieur d’un aquarium, avec des plan­tes adaptées ainsi que des ro­ches et du sable, afin de donner une impression de tableau », précise celui-ci. Tout en veillant aussi à coller au maximum au biotope natu­rel des espèces. « On recrée en quelque sorte le milieu qu’ils occupaient à l’origine.»

Et cela donne parfois des paysages impressionnants, dignes de récifs tropicaux ou de petites jungles. « On s’adapte évidemment en fonc­tion de s’il s’agit des poissons d’eau chaude ou d’eau froide». Un service, très esthétique, qu’il propose également aux particuliers qui souhaitent redessiner complètement leur aquarium. «Sur base d’un forfait, je peux notamment procéder à une création sur-me­sure en fonction du matériel que possède la personne mais aussi à l’entretien des différents élé­ments. » De quoi apporter une touche apaisante et na­turelle à son intérieur.

Voici quelques-unes de mes réalisations

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